les reseaux sociaux et le printemps arabe

 

Selon le sociologue Olivier Grassley  spécialiste des nouvelles technologies à l’Université de Lausannees, les réseaux sociaux ont joué un rôle important dans ces révolutions. En effet, Facebook et Twitter ont permis de coordonner les manifestations, à rassembler des centaines de milliers de personnes très rapidement. Toujours selon Olivier Grassley les réseaux sociaux sont des espaces de liberté où chacun peut s'informer et communiquer dans des pays sous surveillance permanente, où la liberté d'expression et d'opinion n'a pas sa place, les gens ont pu s'apercevoir grâce aux réseaux sociaux qu'ils partagent les mêmes opinions et qu'il ne sont pas seul dans leur lutte.

Les réseaux sociaux ont vite été adopté par les manifestants car ils restent un moyen de faire passer des informations sans être censuré, un moyen de rester informer sur ce qu'il se passe contrairement à la télévision qui est contrôlée par les gouvernements et qui ne montre pas d'images de mobilisations ou de répressions.

C'est pour cela que durant les manifestations, les manifestants brandissaient des panneaux à l’effigie de ces réseaux sociaux: 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D'ailleurs, d'après l’agence de relations publiques Spot On basée à Dubaï, sur 10.5 millions de Tunisiens, 3.6 millions sont connectés à internet. En Egypte ils sont  17 millions sur 80 millions d'habitants, c'est à dire 20% de la population, et 5 millions ont un compte facebook c'est 5 fois plus qu'il y a 2 ans !

Les réseaux de télécommunications mobiles sont aussi très importants en Egypte selon les chiffres du gouvernement : plus de 56 millions de personnes possèdent un téléphone portable soit 70% de la population Egyptienne .

En Tunisie, selon sciences humaines on dénombre pas moins de 2 millions de comptes Facebook.

Ces chiffres témoignent bien de l'importance des moyens de communications au sein des sociétés égyptienne et tunisienne ce qui a surement joué en leur faveur pour faire chuter le régime plus rapidement, notamment à l'aide de page facebook comme "We are all Khaled Said" crée par Wael Ghonim que nous avons vu précédemment et qui regroupe pas moins de 914 000 personnes et ce chiffres peut encore augmenter de jours en jours, ou encore la page du mouvement du 6 avril.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En Libye aussi les réseaux sociaux occupe une grande place dans les révolutions, en témoigne cette page facebook du "17 février" qui regroupe pas moins de 77 438 membres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De plus, les médias occidentaux n'ont pas hésité à aller sur ces pages facebook pour trouver des informations sur les manifestations prévus ou encore pour montrer des vidéos amateur où l'on voit la répression sanglante des gouvernements.

 

Néanmoins, ces mêmes médias s'accordaient à dire que sans les réseaux sociaux ces révolutions n'auraient pu avoir lieu comme le dit Fabien Granjon dans son article "le web fait il les révolutions" de Sciences humaines et leur approprie les révolutions arabes. Il ajoute que les capacités d'informations et de communications qu'offrent les plus récent réseaux sociaux ne doivent pas en faire les causes exclusives de l'action contestataire. En effet, c'est ce que confirme Evgeny Morozov dans "The Net Delusion" en rappelant que ce ne sont pas les tweets qui ont fait tomber les gouvernements mais bien  la population et que sans elle il n'y aurait pas de révolution. C'est ce que confirment Gigi Ibrahim la journaliste, blogueuse et activiste égyptienne en disant qu'il est possible de déclencher une révolution en quelques clics mais qu'ensuite c'est le peuple qui fait la révolution. L'activiste Mona Seif ajoute qu'il ne s'agit pas d'une révolution 2.0 mais d'une révolution de rue !


 

 

Cependant, il est important de nuancer le rôle des réseaux sociaux pendant ces révolutions. Certes, Facebook, Twitter, et Youtube ont tenu un rôle important dans les révolutions égyptiennes et tunisiennes mais ce n'est pas le cas partout. En effet au Yémen seulement 1 % de la population yéménite est connectés à Internet  contrairement en Egypte où 20 % de la population est connectés.

Nous pouvons le voir notamment par la page "Yemen Revolution" qui compte seulement 1248 membres à l'heure actuelle où la contestation continue au Yémen.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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