les reseaux sociaux et le printemps arabe


Les mesures prises par les gouvernements durant ces révolutions ont été assez radicales et elles témoignent bien de l'aspect dictatorial de ces régimes. En effet, en Egypte par exemple des officiers de police étaient dans les hôpitaux du Caire pour relever le noms des manifestants blessés durant les manifestations pour les emprisonnés. Mais ce n'est pas tout, le gouvernement égyptien a bloquer l’accès à internet dans tout le pays pour empêcher les manifestants de communiquer entre eux et arrêter toutes les personnes qui organisent des manifestations ou qui critiquent le régime comme Wael GHONIM qui avait créer une page facebook où il montrait des vidéos des policiers massacrant les manifestants et invitant tout le monde à aller dans la rue pour réprimer ces violences. Il a été arrêté durant 12 jours par les autorités égyptiennes. En Tunisie  le gouvernements a piraté de nombreux blogs, adresses e-mail, comptes facebook pour arrêté les manifestations. Ou encore en Syrie et en Libye où Bachar el Assad et Kadhafi n'ont pas hésité à massacrer leurs populations pour arrêter les soulèvements.

D'ailleur selon Alain Juppé, le ministre des affaires étrangères, on compte 6000 morts depuis le début des contestations Syrienne.

Nous pouvons constater que dans le graphique suivant qui représente l'indice d'évolution de la fréquentation des sites web en Tunisie,  que celle-ci a fortement baissé entre fin décembre 2010 et milieu janvier 2011. Cela peut s'expliquer par les censures organisées par le gouvernements tunisien à l'encontre des blogueurs. En effet, "Ammar" est le nom donné par les blogueurs tunisiens pour définir les censures du ministère de l'intérieur tunisien qui a piraté de nombreux blogs, notamment le blog "Free jailed Tunisian students"   ( libérez les étudiants tunisiens emprisonnés ).


En revanche, nous voyons que seulement quelques semaines plus tard la fréquentation des sites web était en forte hausse ce qui peut être dû à l'action de nombreux "hacktivistes" contraction entre hacker et activistes pour essayer de contrer les censures.

Le groupe " Anonymous " à d'ailleur lui aussi lancé une guerre sans merci au gouvernement tunisiens et ses méthodes contre la liberté d'expression. Ce groupe a réussi à pirater des sites du gouvernement comme : www.ministeres.tn ; www.sicad.gov.tn et même le site benali.tn selon le site tunivisions.net .

Création gratuite et simple

Créer un blog pro

Sur ce document nous voyons que la Tunisie ainsi que l'Egypte sont considérés en tant qu' ennemis d'internet c'est à dire que les gouvernements de ces pays sont assez hostile à internet. Tandis que les autres pays plus précisément les pays occidentaux dont la France ne le sont pas.

 

  

Voici sur quoi on tombait lorsqu'on tapait l'adresse des pages "Free jailed Tunisian students" ou encore "Nocturnal Thoughts", deux pages qui ont été censuré par le gouvernement tunisien.

 L'accès à ces pages est tout simplement impossible, le message Not Found ( introuvable) apparaissait aussitôt.


  


Voila ce qu'on reçu des clients Egyptiens de leurs opérateurs :

Un message tout droit venu du tres connu opérateur vodafone disant clairement a leurs clients ,donc à la population :

" Les forces armées veillent à votre sécurité et n'auront pas recours à la violence contre ce grand peuple ".

Un autres message fut envoyé au vue des recents évènements afin de mettre en garde la jeune population en expliquant que le gouvernement Egyptien est très puissant :

« A la jeunesse d'Egypte : méfiez-vous des rumeurs, écoutez la voix de la raison, l'Egypte est au-dessus de tout, préservez-la »

Le géant de la téléphonie mobile Britannique explique que les autorités ont utilisés une loi contraignant les opérateurs de téléphonie mobile à relayer cette information officielle par l’intermédiaire d'un sms lors d'un communiqué.

Assurant ensuite que l'opérateur n'avait aucun contrôle sur le contenue ,qualifiant ensuite cette situation d'inacceptable.

De plus ,d'autres opérateurs que Vodafone Egypt ont été contraints à plusieurs reprises de suspendre leur services dans certaines zones à la demande des autorités .

 

 

À partir d’une heure dans la nuit de jeudi à vendredi, le trafic chute brutalement en Syrie. “Les téléphones fixes et portables étaient coupés dans presque toutes les villes, mais pas dans le centre de Damas et d’Alep où les forces de police étaient plus nombreuses que les manifestants. Internet était inaccessible partout” détaille Amrou, activiste syrien exilé en France. “Même dans les villes où les portables marchaient, la 3G était inaccessible”. Selon Renesys, une société américaine de conseil en sécurité des réseaux, “deux tiers des réseaux syriens n’étaient plus reliés à Internet” à partir de 6h35 du matin, heure syrienne.

Voici encore un graphique qui montre l'effondrement du trafic internet dans la nuit du 27 au 28 janvier.

Un graphique diffuser par la chaine Al Jezira.